Libellés
- Photo MA
- Peintre
- Peinture
- Mots
- Figure
- Photographe
- Dessin
- Métal
- Pierre
- Sol
- Mur
- Végétal
- Plastique
- Arbre
- Papier
- Sculpteur
- Bois
- Cercle
- Ciel
- Ombre
- Sons
- Collage
- Lumière
- Portail
- Eau
- Fenêtre
- Moebius
- Porte
- Tissu
- Video
- Terre
- Randonnée
- Verre
- Encre
- Nuage
- Coquille
- Gel
- Gif MA
- Goudron
- Miroir
- Aquarelle MA
- Cinéma
- Construction
- Danse
- Encre MA
- Faïence
- Oiseaux
- Paysage
- vent
Pages
27.3.14
Lee Ufan
La peinture et la sculpture ne sont pas les seules œuvres d'art.
Tout ce que nous désirons regarder est œuvre d'art.
Un graffiti sur un mur est aussi une peinture, une étendue sur la terre est aussi une peinture.
Une image imaginaire est une peinture.
Un édifice urbain est une sculpture, les rochers des montagnes sont des sculptures.
Un concept créateur est une sculpture.
Pourtant, ceux-ci, dépourvus de contraintes et en pleine liberté, sont insaisissables.
Aimer impose une restriction délicieuse.
Pour atteindre une relation plus profonde et une libération un peu plus intense,
Je veux retenir le monde pendant un certain temps dans un espace étroit.
Quand je veux m'entretenir en secret, c'est sur la toile,
Quand je veux toucher tout le monde, c'est sur une place publique.
Même si je sens que je n'ai pas réalisé une belle oeuvre,
Attendant l'occasion, je ne ménage pas mes efforts pour me concentrer sur mes gestes.
En cherchant une rencontre touchante, avec l'amour dans mon regard plein de désir.
In "L'art de la résonance" p 253
1.3.14
25.11.13
François Jullien
La conquête de l'objectivité est une avancée théorique - héroïque - de l'Occident, redonnant sens à cette appellation douteuse. C'est à penser sa possibilité que s'est attachée la philosophie; c'est elle qui a permis le succès vérifié de la science; c'est à sa représentation que s'est vouée passionnément, y quêtant l'illusion du vrai, la peinture classique.
Mais cette construction rationnelle de l'objet n'a-t-elle pas enseveli d'autres possibilités de cohérence resurgissant génialement, par effraction, dans la peinture moderne et dans la poésie?
C'est au désenfouissement d'une telle intelligence qu'invitent de leur côté, en toute sérénité, les Arts de peindre de la Chine ancienne que nous abordons ici: en traitant d'une image qui ne se laisse pas cantonner dans l'exiguïté de la forme, mais se transforme par respiration du vide et du plein, et écrit dans les polarités du paysage l'incitation qui tend la vie.
F.J.
15.7.13
22.6.13
Pur Rien (blog)
http://purrien.
12.2.13
8.12.12
29.9.12
François Jullien
18.5.12
Lee Ufan
12.11.11
22.10.11
Ce livre explore cette incandescente odyssée. S’il existe de nombreux ouvrages sur le mystère Kind Of Blue, celui-ci est en effet unique en son genre. Au fil de ces pages érudites et passionnées, mais d’une limpide évidence, le journaliste Richard Williams retrace les correspondances entre ce chef d’œuvre absolu de Miles Davis et bon nombre des avant-gardes culturelles de son époque. Analyse son impact sur le jazz à venir, de Keith Jarrett à Jan Garbarek, en passant par l’esthétique du label ECM. Souligne son influence déterminante sur les compositions de Terry Riley, Steve Reich ou La Monte Young. Met à jour, enfin, son héritage sur le rock de Soft Machine, du Velvet Underground ou de Brian Eno et même… sur le funk torride de James Brown ! Bref, éclaire un pan entier de l’histoire de la musique contemporaine sous un jour nouveau. Sous une lumière bleue qui n’en finit plus de briller.
21.10.11
télécharger en PDF ici
14.9.11
29.6.11
22.6.11
Antonio Machado
C'est les traces de tes pas
C'est tout ; voyageur,
Il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.
Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins Des chemins sur la mer
Marcheur, il n'y a pas de chemin,
Le chemin se construit en marchant.
Marcheur, ce sont tes traces
Ce chemin, et rien de plus ;
Marcheur, il n'y a pas de chemin,
Le chemin se construit en marchant
En marchant se construit le chemin,
Et en regardant en arrière
On voit la sente que jamais
On ne foulera à nouveau.
Marcheur, il n'y a pas de chemin,
Seulement des sillages sur la mer.
Antonio Machado, Campos de Castilla, 1917
(Traduction de José Parets-LLorca )
19.6.11
Collage
L'artiste travaille une œuvre scindée : il peint une partie du tableau, comment est-il porté à peindre l'autre partie ? Il vit dans son corps la question de les mettre ensemble, de les articuler. Il ressent ce travail de déchirure et de recollement.
Ce collage veut rompre la platitude des formes et des modes d'être. Et chacun en a fait l'expérience lorsqu'une épreuve l'a mis à plat, qu'il doit recoller les morceaux, chercher des greffes de vie, se raccrocher à des fragments d'altérité, des bouts de rappels ; bref relancer la partition de sa mémoire.
Le collage déclenche un langage qui confronte une forme à ses fantômes, à ses altérations. La partie prise pour le tout, le tout pris à partie et faisant face "s'expliquent" ensemble. Dans un travail créatif il y a toujours deux langues. C'est vrai dans chaque langue en état de création : un mot se laisse couper par d'autres mots pour que surgisse l'inattendu ; de même, un geste et une couleur se laissent couper pour déjouer l'inertie des formes, et jouir de leurs différences - sensuelles, sexuelles. L'artiste fait se "toucher" des parties de l'œuvre ; il les fait se rencontrer, s'aborder, se parler, s'aimer. Il y a la surcharge, la surimpression, le côte à côte, le bord à bord, la juxtaposition, le recoupement… C'est aussi varié que deux corps côte à côte qui vont ensemble. Quand "ça colle", la tension entre deux "sens" les fait jouir l'un de l'autre ou les guérit l'un par l'autre. L'être ou le vide séparait les parties, l'œuvre surmonte la coupure et un plus de dimension émerge.
L'acte créatif se tient entre l'abandon à "ce qui vient" et le choix rigoureux ; la spontanéité et le travail acharné. Tout cela est d'un seul tenant (Rilke), le tenant de l'être, de part et d'autre de la faille.














